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10 décembre 2023

Quotinfo.net

Fait du jour

Sécurité nationale :Les erreurs commises par le président Félix Tshisekedi, ( Tribune de Professeur Jean Baptiste KABISA et Professeur Alexis BEMBA)

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Par Léon Idole HOPAY


Les erreurs qu’auraient commises  le président Félix Tshisekedi au sujet de la sécurité nationale ont deux origines, à savoir l’ignorance et la bonté naturelle que l’on peut considérer comme une forme grave de naïveté politique.

1) l’ignorance, c’est de ne pas savoir que dans le contexte des relations internationales, les États se comportent comme des individus à l’intérieur de leurs États respectifs.

Là où les individus peuvent craindre le monopole de l’usage de la « force-violence » par l’Etat, en tant que puissance coercitive, les États ne redoutent aucune intervention d’un pouvoir supranational qui leur interdirait de prendre par la force ce que le droit leur interdit.

Nous sommes de plus en plus temoins du recours des États (souverains)au droit de la force au mépris de la force du droit. En termes clairs, à l’instar des rapports d’intérêt que les individus, je ne dis pas citoyens, entretiennent entre eux, les relations entre les États ne sont justifiées que par la préservation et la consolidation de leurs propres intérêts économiques, commerciaux, geostrategiques et sécuritaires. Chaque État use d’astuces pernicieuses pour exploiter au mieux ses rapports avec l’extérieur.

Notre président semble ignorer ces notions qui nourrissent les relations internationales depuis la nuit des temps.

Naïveté

2) N n’aïveté,  Félix Tshisekedi pense que c’est la morale et le normatif qui supplantent la rationalité des accords internationaux. Dans le cas qui nous préoccupe, le Rwanda n’a aucun intérêt à contribuer à la pacification du Congo Rd d’où, par ailleurs, il tire le plus grand profit d’exploitation des minerais en temps de turbulences securitaires. Aucun pays frontalier du nôtre ne souhaite voir un Congo puissant et prospère comme voisin. Ce Congo-là fait peur, génère des frustrations et un complexe d’infériorité chez les voisins. Tous les parrains Occidentaux du Rwanda et de l’Ouganda n’ont qu’une seule obsession, à savoir maintenir le pays de Lumumba sous son statut convenu à Berlin (1885), celui d’être une réserve naturelle ou, mieux, une propriété privée des puissances économiques occidentales.

La stabilité économique et politique de notre pays anéantirait les visées neocolialistes qui sous-traitent, à nos dépens, le Rwanda et l’Ouganda. Voilà pourquoi tous les accords de paix signés avec le Rwanda ressemblent plus à cul de sac qu’à une démarche mûrement réfléchie.

De ce point de vue, les Congolais qui comptent sur des accords de paix multi et bilatéraux, au lieu de s’organiser de l’intérieur (politiquement, militairement) cèdent plus aux injonctions du formalisme diplomatique qui ne vaut absolument rien dans les rapports de force qui constituent la vraie nature des contrats entre les États modernes.

Rédaction :+243851211389

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