Par Léon Idole HOPAY
Kinshasa, 30 juillet 2025 , Dans une tribune transmise ce mercredi à quotinfo.net , l’acteur politique Serge Etinkum Anza tire la sonnette d’alarme face à l’insalubrité croissante qui gangrène la capitale congolaise. Il dénonce un double déficit , gouvernance environnementale défaillante et civisme citoyen en berne ,à l’origine d’un environnement urbain de plus en plus invivable.
Selon lui, Kinshasa est aujourd’hui « transformée en décharge à ciel ouvert », avec des conséquences sanitaires graves et durables pour ses quelque 15 millions d’habitants. « L’insalubrité est une crise silencieuse, mais mortelle, qui nuit à la dignité humaine », avertit-il dans sa déclaration.
Un plan d’action en trois volets
Face à ce qu’il qualifie de \"bombe écologique à retardement\", Serge Etinkum propose une réponse articulée autour de trois axes stratégiques :
Renforcement institutionnel, par la création d’une Agence métropolitaine de gestion des déchets, Engagement citoyen, via des campagnes d’éducation et de responsabilisation,
Financement durable, notamment à travers une fiscalité d’assainissement « équitable et transparente », adossée à des partenariats public-privé.
Il plaide également pour une politique claire de collecte sélective et de recyclage, un volet encore largement inexistant dans la capitale.
Légiférer pour agir, agir pour prévenir
Sur le plan normatif, Etinkum insiste sur la nécessité de doter Kinshasa d’un édit provincial contraignant sur la gestion des déchets. Il propose notamment un encadrement strict de l’usage des sachets plastiques, véritables fléaux environnementaux.
Mais pour lui, la réforme ne saurait se limiter aux institutions ou aux textes. « Si les citoyens ne changent pas de comportement, aucune politique ne sera efficace », martèle-t-il.
Une menace imminente
Alors que la saison des pluies approche, l’ancien candidat au poste de gouverneur de Kinshasa alerte sur le risque d’inondations catastrophiques favorisées par l’obstruction des caniveaux.
« La ville étouffe déjà sous les déchets. Si rien n’est fait, la prochaine pluie pourrait transformer Kinshasa en marécage pestilentiel », prévient-il.
Fermement opposé à tout fatalisme, il conclut sur une note d’espoir : Kinshasa n’est pas condamnée. Il suffit de volonté politique, de mobilisation collective et d’un regard tourné vers les modèles de réussite comme Paris, Dakar ou Abidjan. »
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