Par la rédaction
Le président du CSAC, Christian BOSEMBE est accusé de museler la presse congolaise .
C’est ce qui ressort de la réunion qu’ont organisée le 04 Avril à Kinshasa les organisations professionnelles des médias dont l’UNPC, ANEAP et JED.
Dans le communiqué final consulté par la rédaction, ces organisations disent avoir analysé le tweet récent du président de cet organe régulateur.
« La Dynamique a également examiné le tweet du récent Président du CSAC suivi d’un communiqué officiel de cette instance de régulation interdisant aux médias et aux professionnels des médias de traiter et de diffuser toute information sur les forces rebelles sans s’en référer aux sources officielles. Des actes contraires à sa propre directive indiquant les modalités de traitement des informations en temps de guerre », peut-on lire dans ce document.
Pour ces organisations, cette recommandation est de nature à museler la presse .
« Visiblement, cette recommandation a été prise en violation des textes du CSAC et dévoile la partialité de cet organe, dont une des missions essentielles est de protéger la liberté de la presse », poursuit le communiqué.
Par ailleurs, La Dynamique dénonce l’inféodation et le manque d’indépendance de l’instance officielle de régulation.
« Ce qui vient confirmer la volonté des institutions publiques de museler la presse », dénoncent ces organisations .
La Dynamique demande au prochain gouvernement d’inscrire dans ses priorités la question de la viabilité économique des médias en mettant en pratique l’aide à la presse inscrite dans l’ordonnance-loi sur la presse.
La nomination de Christian BOSEMBE à ce poste avait été déjà critiquée par plusieurs personnalités dont Daniel SHEKOMBA, un des candidats malheureux à la présidentielle de 2018.
« La mauvaise nomination de Christian BOSEMBE , il suffit de créer un compte YouTube et débuter des injures toute la journée contre ceux qui ne soutiennent pas Tshisekedi pour devenir président du CSAC? Quel avenir pour le journalisme en RDC? », s’était interrogé cet acteur politique.
Le numéro du CSAC a fait l’objet de critiques en janvier suite à sa décision interdisant aux chaînes locales de diffuser les matchs de la CAN.
Certains professionnels des médias estiment que son passage à la tête de cette institution n’a pas répondu aux attentes et constitue un obstacle à l’évolution de ce secteur en RDC.
\"c\'est inadmissible que nous puissions avoir un juriste à la tête d\'une institution censée réguler la presse\", fustige un journaliste membre de l\'ONG de défense des droits des professionnels de la presse, JED.
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